2 mars 2011

Poème, "A contre-courant"


Si tu m’entends sans m’écouter

Si ma souffrance t’est étrangère

Nous voilà tous deux prisonniers

De ce silence au goût d’enfer


Pas si facile d’oser s’aimer

Alors de malaises en conflits

On en vient à se détester

Intolérable tragédie


Que faire alors de nos désirs

Faut-il détourner le regard

Crois-tu que ça pourrait suffire

Pour effacer notre mémoire


Y a-t-il des larmes que tu retiens

Des pas que tu n’oses pas faire

Aimerais-tu me prendre la main

Et faire de nous deux ton repère


Nos souvenirs sont trop précieux

Et tellement chargés de bonheur

De cette ivresse qui rend heureux

Et repeint nos vies en couleurs


Je les revis à chaque instant

Pour te sentir moins loin de moi

Et m’échapper de ce présent

Où je perds pieds, où je me noie


Tout mon corps tremble et mon cœur pleure

En voyant tes yeux qui me fuient

Sans toi les minutes sont des heures

Sur l’horloge de mon agonie


Je me réfugie dans mes livres

Pour échapper à la douleur

Rêvant qu’un jour tu m’en délivres

Rêvant qu’un jour tu n’ais plus peur


Les sourires se sont effacés

Le vide a remplacé les rires

Le bonheur s’est juste absenté

Veux-tu lui dire de revenir ?


L’espoir me file entre les doigts

Et si je préfère être seule

C’est parce que je ne supporte pas

Qu’il manque cette pièce à mon puzzle


Mélina Hoffmann, mars 2011

3 commentaires:

  1. Superbe poème ! Un peu triste, mais je comprends à quel point on a envie de "coucher" ses souffrances sur le papier... un soulagement, en quelque sorte !

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  2. j'aime beaucoup, c'est vrai qu'il est un peu triste mais il est magnifique ;) vous avez une plume magique et sublime ;)

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