De moi, vous dire..

Ma photo
Paris, France
Ma vie, c'est du bonheur à ne plus savoir qu'Enfer. Journaliste littéraire et culturelle pour le BSC News Magazine, je suis une passionnée, amoureuse de la vie et boulimique de mots. Ceux que je dévore à travers mes très nombreuses lectures, et ceux qui se dessinent et prennent vie sous ma plume. Je travaille actuellement à l'écriture d'un roman, d'un recueil de poèmes ainsi que d'un recueil de tweets. A mes heures perdues, s'il en est, j'écris des chansons que j'accompagne au piano. Mon but dans la vie ? Réaliser mes rêves. Work in progress... LES TEXTES ET POÈMES PRÉSENTS SUR CE BLOG SONT PROTÉGÉS PAR LE CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (COPYRIGHT).

7 mars 2012

Chronique 'L'amour en miettes'



"Je te quitte", "c'est fini", "on ne peut pas continuer ensemble"... Peu importent les mots choisis et la vitesse à laquelle ils sont prononcés ; peu importe qu'ils s'accompagnent de larmes ou de tremblements dans la voix, le résultat est toujours le même lorsque celle ou celui qu'on aime décide de rompre un lien auquel nous tenions plus que tout.
C'est une lente descente aux enfers qui commence, une agonie à laquelle on est persuadé de ne pas survivre, parce que notre raison de vivre c'était justement lui/elle, parce que nous sommes brutalement privés d'oxygène, amputés de nos repères et de nos rêves, plongés dans un monde inconnu où l'autre n'est pas ; plus rien à l'horizon, du chagrin à perte de vue. Chaque jour à venir s'annonce comme une épreuve douloureuse, il n'est plus question de vivre mais de survivre. Nous nous retrouvons figés, incapables de faire un pas dans un monde qui, lui, continue à avancer, sans nous, un peu comme l'autre d'ailleurs. « Les plus beaux rêves accouchent parfois des plus minables réalités. »
On s'en remet pourtant. On le sait, au fond, on aime même à le rappeler à nos ami(e)s qui vivent une déception amoureuse : le cœur cicatrise toujours, même s'il lui faut parfois beaucoup de temps, même si la cicatrice ne disparaît jamais complètement. Le cœur aime tant qu'il bat, plus ou moins vite, plus ou moins fort, plus ou moins à l'unisson d'un autre. Mais quand le mal d'amour nous frappe nous, on oublie tout ce que pourtant nous savons ! Nos propres paroles n'ont plus d'écho. La colère, l'incompréhension, le sentiment d'injustice, le désespoir, la jalousie... tout y passe. Plus jamais, c'est certain ! Ni lui/elle, ni un(e) autre ! L'amour on n'en veut plus ! Et plus on a aimé, plus la douleur est coriace bien évidemment, en cela l'amour est cruel. « On assiste à la vie sans plus la comprendre. L'amour fait perdre l'alphabet de la vie, elle semble soudain indéchiffrable, au pied de la lettre insensée ».
Dans ce très lucide abécédaire de la déception amoureuse, Catherine Siguret nous rappelle qu'il y a bien un "après" la rupture, que la douleur - aussi intense soit-elle - s'estompe au fil du temps, jusqu'à devenir acceptable, supportable, jusqu'à laisser la place à un amour tout neuf, riche de nouvelles promesses. « (...)l'amour qui a pris pour nous un temps ce visage-là, ces traces-là, en trouvera d'autres demain. »
Elle nous invite à goûter cette rupture comme une "chance" de s'ouvrir à nouveau à tous les plaisirs qui s'offrent à nous, de redécouvrir la vie sous un nouvel angle et d'en finir avec notre quête surréaliste de bonheur. « (...) le bonheur ne se détient pas, il s'éprouve passagèrement, il est humain. Nous dire le contraire, c'est non seulement nous tromper, mais nous rendre fragile, incapable d'affronter le chagrin. Si l'on veut guérir, il faut s'extraire de là, au plus vite. »
Ce chagrin - d'un bonheur vécu ou espéré - qui nous amène parfois à faire marche arrière et à replonger dans les bras de cet autre qui ne nous aime plus ; ce chagrin, encore, qui nous pousse à espérer encore l’inespérable ; ce chagrin, toujours, qui nous laisse égarés entre la gentillesse et la dureté, les mots d'amour qui persistent et les paroles de colère, les jours où tout semble aller mieux et ceux où l'on perd à nouveau pied. On lui souhaite le meilleur - parce qu'on l'aime voilà tout ! -, puis le pire - forcément après le mal qu'il nous a fait !...
Peu à peu, par de violents coups de pinceau, nous transformons le portrait que nous faisions de l’autre en une caricature peu reluisante, sans même nous rendre compte que cette haine que l'on exprime n'est encore rien d'autre que de l'amour. On pleure encore, parfois, mais moins l'autre que l'amour lui-même.
Jusqu'au jour où : l'envie de vivre à nouveau, la fameuse lueur au bout du tunnel, la page qui se tourne enfin…
'L'amour en miettes' est une sorte de GPS pour cœurs meurtris. On le lit comme on appliquerait de la pommade sur une brûlure. Si vous traversez une déception amoureuse, adoptez le comme livre de chevet, et plongez-y vous régulièrement. A sa lecture, vous vous sentirez moins seul dans la tempête, vous éprouverez une étrange sensation de réconfort à voir vos propres sentiments disséqués et inscrits noir sur blanc. D'autant qu'en abordant la chose sur un ton léger et un peu sarcastique, Catherine Siguret nous aide à prendre du recul, à relativiser, à ne pas céder à la tentation de nous abandonner à notre désespoir et surtout à nous souvenir que : « L'éternel, l'immobile, la non-dégradation possible sont les exactes qualités de ce qui n'est plus de l'ordre du vivant. La vie, par définition, coule et, en coulant, elle opère, elle abîme les êtres, les sentiments, leurs enchevêtrements et mariages. »
Mélina Hoffmann

Chronique publiée dans le BSC News Magazine de février 2012.

5 mars 2012

Chronique 'Les petits secrets d'Emma'


Des petits secrets, qui n’en n’a pas ? Des simples dissimulations aux habitudes dont ne nous sommes pas fiers, en passant par les petits mensonges que nous préférons parfois à des vérités déplaisantes : chacun a son lot de cachotteries ! Parce qu’au fond, personne n’a besoin de savoir que nous avons échoué trois fois avant d’avoir notre permis ! Et puis, nous n’allons pas dire à notre meilleure amie qu’elle a une mine affreuse ce matin alors qu’elle vient de dépenser une petite fortune dans une crème de jour censée effacer miraculeusement toute trace de fatigue ! 
Imaginez alors qu’une personne ait soudainement connaissance de tous vos secrets, même les plus inavouables ! A cette simple idée votre respiration – comme la mienne ! - s’accélère j’en suis sûre !
Et bien c’est ce qui arrive à Emma, londonienne de 25 ans, assistante marketing dans une entreprise fabriquant une célèbre marque de soda. La vie de la jeune femme est plutôt bancale. Ses parents semblent lui préférer sa cousine Kettie, dont la vie n’est qu’une succession de réussites, contrairement à Emma qui désespère avoir une promotion dans son travail et se retrouve fiancée à un bel homme que toutes ses amies lui envient… mais dont elle n’est pas amoureuse. L’éternelle histoire du vilain petit canard et du cygne en quelque sorte ! On imagine donc tout de suite le happy end, mais ce n’est finalement pas très dérangeant.
Une vie familiale, professionnelle et amoureuse peu satisfaisante, donc, pour Emma, mais la situation pourrait être largement pire… et elle va rapidement s’en rendre compte ! Tandis qu’elle se trouve à bord d’un avion en première classe, des turbulences viennent perturber le vol. Persuadée que sa dernière heure a sonné (c’est bien un truc de fille ça l’exagération !), Emma panique et dévoile alors, en quelques minutes, tous ses secrets les plus intimes au charmant inconnu assis juste à côté d’elle ! Ainsi, Emma ne fait pas du 36 comme elle le fait croire mais du 40 ; elle ne supporte pas les strings ; son petit-ami Connor est loin d’être un bon coup au lit ; elle verse du jus d’orange dans la plante de sa collègue, Artemis, lorsqu’elle ne la supporte pas ; le poisson rouge que ses parents lui avaient demandé de garder pendant leurs vacances n’est plus le même ; elle a légèrement embelli son CV… Et ce n’est là qu’un petit échantillon !
Lorsque l’avion atterrit, Emma se dit qu’elle n’aurait peut-être pas dû se livrer ainsi… C’est vrai, il faut être prudent avec ses petits secrets… Oh et puis qu’importe ! Cet inconnu ne connaît même pas son nom de toute façon ! La jeune femme était loin d’imaginer que leurs routes aller se recroiser, d’une façon complètement inattendue !
C’est une lecture légère et rafraichissante que nous offre, comme à son habitude, Sophie Kinsella. Bien sûr l’histoire est improbable et souvent un peu tirée par les cheveux, mais on passe vraiment un bon moment à suivre Emma dans ses nombreuses péripéties, et certaines scènes sont franchement hilarantes !
Je ne cèderai pas aux clichés en disant que c’est un livre de filles (loin de moi l’envie d’humilier mes amis de la gente masculine à qui j’ai fait lire – et qui ont aimé – ce livre !) mais forcément, nous les filles, nous retrouvons davantage dans le personnage d’Emma !
Et s’il ne s’agit pas de grande littérature, c’est néanmoins le livre parfait pour passer un agréable moment de détente. Une histoire rocambolesque, des situations coquasses, des personnages attachants et beaucoup d’amour : la recette fonctionne ! Et même si l’histoire s’essouffle un peu dans la seconde moitié du livre, il n’en reste pas moins qu’on a du mal à le lâcher avant de l’avoir terminé ! 
Et on y réfléchira peut-être à deux fois dorénavant, avant de confier nos petits secrets !
Mélina Hoffmann
Chronique publiée dans le BSC News Magazine de février 2012.

17 févr. 2012

L'interviewée, c'est moi !

C'est habituellement moi qui fait les interviews, pose les questions, rédige des portraits, mets les artistes talentueux en avant... That's my job !

Et pourtant.. Pour la première fois, j'ai été gentiment invitée par le chroniqueur Clément Châtain à passer de l'autre côté du rideau ! Une surprise aussi belle qu'inattendue !

Moi qui croyais ça facile de répondre à des questions qu'on nous pose sur nous, du genre "Comment es-tu devenue chroniqueuse littéraire et pourquoi ?" ! Ah ça oui, c'est facile ! Si si, je vais te répondre Clément, tu vas voir, c'est facile !..
En moins de dix pages ??! Hum.. Ah oui.. ça devient moins facile tout de suite ! Tu es sûr que tu ne préfères pas que ce soit moi qui pose les questions plutôt ?! ;)

Bon, trêve de plaisanterie, la tâche ne fut pas si simple que je l'avais imaginée, mais c'est avec une immense excitation et l'ivresse qui caractérise toutes les premières fois, que je me suis prêtée au jeu ! Et c'est avec un immense plaisir que j'ai découvert, et que je vous laisse découvrir à votre tour, les 11 pages (rien que ça !?!) qui me sont consacrées dans le numéro de février de La revue 100% Auteurs.

Un portrait, un poème , un portrait chinois ainsi qu'une interview... de moi donc (!) sont  découvrir en pages 11 à 22.

Un grand merci à Clément Châtain et Marie Barrillon, deux personnes d'une gentillesse et d'une générosité sans limite, qui croient en moi et me soutiennent dans toutes mes initiatives littéraires.
Et merci à vous, qui me lisez et donnez vie à mes mots.

11 févr. 2012

"Promets-moi..."


Il est des promesses que l'on espère, comme un rayon de soleil transperçant le brouillard.
Il est des promesses que l'on devine, silencieuses, comme un mot resté sur le bout de la langue..
Il est des promesses que l'on supplie, comme une permission de vivre encore un peu l'espoir accroché au cœur.
Il est des promesses que l'on goûte du bout des lèvres, de peur d'un peu trop y croire.
Il est des promesses que l'envie et la volonté abandonnent et qui se taisent à mi-chemin..
Et quand le cœur est trop froid, échouées au milieu des débris de rêves il est des promesses qui ne viennent pas.

Mélina, Février 2012.

La gentillesse


La gentillesse est une maladie qui, souvent, prive ceux qui en sont atteints du respect de l'autre. Triste constat.

On ne devrait plus dire d'une personne qu'elle est "trop gentille", être "trop gentil" devrait être la norme, pas un fardeau. Un chromosome de plus dans notre génotype.

Souriez sans risque, vous ne paierez dessus ni taxe ni impôt et vous ferez forcement du bien à quelqu'un. Car même en temps de crise, le prix de la gentillesse, lui, n'augmente pas.

Certes, la gentillesse ne vous remplira pas les poches, mais elle vous emplira le cœur et vous apportera la vraie richesse.

Oui, la gentillesse ferait mieux d'être une épidémie, elle sauverait des vies et réchaufferait tous les cœurs.

Mélina, Février 2012

4 févr. 2012

Poème, 'Comment leur dire'


Ils sont nombreux tu sais ? Comment leur dire...

Ils me regardent discrètement, parfois leurs yeux me dévorent.
Ils me sourient, ils restent loin ou bien me frôlent
Ils me proposent un café, une soirée, leur attention, leur cœur peut-être
Ils sont gentils, charmants, charmés, certains ont tout pour me plaire
Ils me plaisent d'ailleurs, parfois..
Comment leur dire..

Ils aiment mes mots, ma maladresse, ma vie aux mille couleurs
Ils sauraient prendre soin de moi, iraient me décrocher la lune
Ils sont doux, attentionnés, ils me font rire ou m'attendrissent
Ils font des rêves pour eux et moi, des rêves que j'ai nourris souvent.
Ils ont le cœur au bord des lèvres..

Comment leur dire..

Ils ont pour moi tant d'attentions, leurs pas s'accordent dans les miens
Ils se rapprochent et je m'éloigne, mon cœur échappe à leur étreinte
Ils ont les mots, ils ont les gestes, je me dérobe à leurs promesses
Ils apparaissent comme des soleils, venus pour réchauffer ma vie
Pourtant j'ai froid à l'intérieur..

Comment leur dire..

Aucun d'eux n'est toi.


Mélina, Février 2012.