De moi, vous dire..

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Paris, France
Ma vie, c'est du bonheur à ne plus savoir qu'Enfer. Journaliste littéraire et culturelle pour le BSC News Magazine, je suis une passionnée, amoureuse de la vie et boulimique de mots. Ceux que je dévore à travers mes très nombreuses lectures, et ceux qui se dessinent et prennent vie sous ma plume. Je travaille actuellement à l'écriture d'un roman, d'un recueil de poèmes ainsi que d'un recueil de tweets. A mes heures perdues, s'il en est, j'écris des chansons que j'accompagne au piano. Mon but dans la vie ? Réaliser mes rêves. Work in progress... LES TEXTES ET POÈMES PRÉSENTS SUR CE BLOG SONT PROTÉGÉS PAR LE CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (COPYRIGHT).
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29 déc. 2012

Etre ou paraître, telle est la question

La vie est un bal masqué. 

Nos conditionnements, notre éducation, nos croyances, les normes sociales, nous coupent de notre être profond, étouffent notre intuition, et nous asservissent. Peu de gens se connaissent vraiment et/ou osent se montrer sans masque. 

Peu de gens sont donc en accord avec eux-mêmes. Or, ne pas être en accord avec soi c'est se condamner à subir une vie avec laquelle on ne fera que se débattre, prisonnier de costumes, de rôles qui finiront par nous définir. 

Nous sommes nos propres tortionnaires, et le seul moyen que nous avons trouvé pour tromper notre sentiment d'échec c'est de juger l'autre, de façon souvent impitoyable, et d'exiger de lui une authenticité dont nous sommes incapables. 

Alors oui, parfois, je me dis qu'une fin non pas du monde mais d'UN monde, celui-là, nous aurait fait le plus grand bien... 

Mélina, Décembre 2012

24 juil. 2012

Poème 'Sans mot dire'


Ces mots durs que tu as dits
Ces mots doux que tu as tus
Mon amour s’y est perdu
Et ils hantent encore mes nuits

Quelques secondes pour les dire
Des milliers pour en guérir
Une balade en Enfer
Et toute une vie à l’envers.

Mélina, Juillet 2012

29 juin 2012

Poème, 'Peu importe'

Tu sais,

Peu importe que tu sois près ou loin de moi
que nos regards se mêlent ou qu'ils ne se croisent pas

Peu importe que ton sourire se dérobe au mien
Peu importe l'immensité de mon chagrin

Peu importent ton indifférence et tous ces longs silences
Peu importent tes doutes, mes rêves et nos errances

Peu importe que tes mots soient durs ou qu'ils soient doux
que ça nous rende heureux ou que ça nous rende fous

Peu importe même que j'aille vers d'autres horizons
que je perde la tête, le cœur ou la raison

Peu importe que je m'abandonne dans d'autres bras
Peu importe que je te sème dans d'autres draps

Peu importe que nous ne partagions plus le même soleil
que je ne sois plus l'étoile qui brille dans ton sommeil

Peu importe hier, peu importe demain
Peu importe qu'on soit tout ou qu'on ne soit plus rien

Peu importe que cette vie-là ne nous réunisse pas
que les jours se suivent et ne nous rassemblent pas

Peu importent les rêves égarés en chemin
Peu importent ces mots que l'oubli fera siens

Peu importent les larmes, les regrets, la colère
Peu importent nos vies qui s'écrivent à l'envers

Peu importe tout ça, tu sais, l'important est ailleurs
c'est cette partie de toi qui survit dans mon cœur

Cette présence muette qui jamais ne s'absente
Ces souvenirs précis, ton sourire qui me hante

Le temps peut bien filer, nous semer, il ne t'effacera pas
Parce qu'un sentiment comme ça, mon Amour,
peu importe le reste, un sentiment comme ça
ça se fuit, ça s'oublie, mais ça ne s'éteint pas.

Mélina,
Juin 2012


17 févr. 2012

L'interviewée, c'est moi !

C'est habituellement moi qui fait les interviews, pose les questions, rédige des portraits, mets les artistes talentueux en avant... That's my job !

Et pourtant.. Pour la première fois, j'ai été gentiment invitée par le chroniqueur Clément Châtain à passer de l'autre côté du rideau ! Une surprise aussi belle qu'inattendue !

Moi qui croyais ça facile de répondre à des questions qu'on nous pose sur nous, du genre "Comment es-tu devenue chroniqueuse littéraire et pourquoi ?" ! Ah ça oui, c'est facile ! Si si, je vais te répondre Clément, tu vas voir, c'est facile !..
En moins de dix pages ??! Hum.. Ah oui.. ça devient moins facile tout de suite ! Tu es sûr que tu ne préfères pas que ce soit moi qui pose les questions plutôt ?! ;)

Bon, trêve de plaisanterie, la tâche ne fut pas si simple que je l'avais imaginée, mais c'est avec une immense excitation et l'ivresse qui caractérise toutes les premières fois, que je me suis prêtée au jeu ! Et c'est avec un immense plaisir que j'ai découvert, et que je vous laisse découvrir à votre tour, les 11 pages (rien que ça !?!) qui me sont consacrées dans le numéro de février de La revue 100% Auteurs.

Un portrait, un poème , un portrait chinois ainsi qu'une interview... de moi donc (!) sont  découvrir en pages 11 à 22.

Un grand merci à Clément Châtain et Marie Barrillon, deux personnes d'une gentillesse et d'une générosité sans limite, qui croient en moi et me soutiennent dans toutes mes initiatives littéraires.
Et merci à vous, qui me lisez et donnez vie à mes mots.

11 févr. 2012

"Promets-moi..."


Il est des promesses que l'on espère, comme un rayon de soleil transperçant le brouillard.
Il est des promesses que l'on devine, silencieuses, comme un mot resté sur le bout de la langue..
Il est des promesses que l'on supplie, comme une permission de vivre encore un peu l'espoir accroché au cœur.
Il est des promesses que l'on goûte du bout des lèvres, de peur d'un peu trop y croire.
Il est des promesses que l'envie et la volonté abandonnent et qui se taisent à mi-chemin..
Et quand le cœur est trop froid, échouées au milieu des débris de rêves il est des promesses qui ne viennent pas.

Mélina, Février 2012.

La gentillesse


La gentillesse est une maladie qui, souvent, prive ceux qui en sont atteints du respect de l'autre. Triste constat.

On ne devrait plus dire d'une personne qu'elle est "trop gentille", être "trop gentil" devrait être la norme, pas un fardeau. Un chromosome de plus dans notre génotype.

Souriez sans risque, vous ne paierez dessus ni taxe ni impôt et vous ferez forcement du bien à quelqu'un. Car même en temps de crise, le prix de la gentillesse, lui, n'augmente pas.

Certes, la gentillesse ne vous remplira pas les poches, mais elle vous emplira le cœur et vous apportera la vraie richesse.

Oui, la gentillesse ferait mieux d'être une épidémie, elle sauverait des vies et réchaufferait tous les cœurs.

Mélina, Février 2012

4 févr. 2012

Poème, 'Comment leur dire'


Ils sont nombreux tu sais ? Comment leur dire...

Ils me regardent discrètement, parfois leurs yeux me dévorent.
Ils me sourient, ils restent loin ou bien me frôlent
Ils me proposent un café, une soirée, leur attention, leur cœur peut-être
Ils sont gentils, charmants, charmés, certains ont tout pour me plaire
Ils me plaisent d'ailleurs, parfois..
Comment leur dire..

Ils aiment mes mots, ma maladresse, ma vie aux mille couleurs
Ils sauraient prendre soin de moi, iraient me décrocher la lune
Ils sont doux, attentionnés, ils me font rire ou m'attendrissent
Ils font des rêves pour eux et moi, des rêves que j'ai nourris souvent.
Ils ont le cœur au bord des lèvres..

Comment leur dire..

Ils ont pour moi tant d'attentions, leurs pas s'accordent dans les miens
Ils se rapprochent et je m'éloigne, mon cœur échappe à leur étreinte
Ils ont les mots, ils ont les gestes, je me dérobe à leurs promesses
Ils apparaissent comme des soleils, venus pour réchauffer ma vie
Pourtant j'ai froid à l'intérieur..

Comment leur dire..

Aucun d'eux n'est toi.


Mélina, Février 2012.

27 janv. 2012

Interview, Marie Barrillon


Rencontre avec Marie Barrillon

Il est des auteurs qui, d’une façon incroyablement injuste et injustifiée, passent inaperçus dans un paysage littéraire surchargé d’œuvres qui n’ont franchement pas de quoi laisser un souvenir impérissable. Vous dévorez sans doute, comme moi, bon nombre de romans parmi ceux qui s’installent en « tête de gondole ». Vous cédez, pression oblige, à l’appel de ces auteurs  dits « à succès », dont les romans semblent avoir été éparpillés un peu partout, comme un tapis de feuilles à l’arrivée de l’automne. Et puis, souvent, comme moi, vous refermez le livre avec la désagréable sensation d’avoir été trompé. « C’est tout ? Mais où est le coup de cœur qu’on m’avait promis ? ». Une autre fois peut-être...
Et puis, un jour, par un heureux hasard, vous tenez entre vos mains un livre dont personne ne vous avait jamais parlé, dont vous n'aviez vu la couverture nulle part, d'un auteur dit "inconnu". Et pourtant : voilà la pépite que vous attendiez. Un livre qui s'adresse directement à votre cœur et vous emporte dans son tourbillon de mots et d'émotions.
Marie Barrillon est de ces auteurs de l'ombre qui possèdent une plume dont la sensibilité et la poésie mériteraient certainement plus ample reconnaissance. Chacun de ses livres est une pépite de douceur et d’amour, à l’image de la personne qu’elle est. Ses mots sonnent juste et semblent se disperser en nous pour adoucir un peu nos vies.
A l’occasion de ma chronique de son livre Leçons de vies, paru en août 2010 aux éditions Le Manuscrit, et de la sortie de son livre Camille, regarde devant toi ! chez Praelego Editions, j’ai souhaité donner la parole à cette auteur talentueuse et généreuse.


INTERVIEW


Bonjour Marie ! Je suis ravie de t’accueillir dans les pages du BSC News Magazine ! Ton livre Leçons de vie est débordant d’émotions. On y sent la force et la fragilité d’une femme trop souvent éprouvée par la vie, d’un cœur écorché vif, lourd de trop de drames et de déceptions. Aussi, la première question qui me vient est une question météo : quel temps fait-il sur ta vie, Marie ?
Disons que le temps y est mitigé. Parfois, il y fait beau et à d’autres moments, il y fait un peu gris. Cependant, les gros orages du passé semblent se tenir à distance… pour l’instant !
Néanmoins, il faut rester conscient que rien n’est jamais acquis. De ce fait, nous ne sommes jamais à l’abri d’une bourrasque ou d’une tempête.
La vie est une multitude d’instants incertains, ses aléas arrivent toujours de manière inopinée. Alors, je reste sur mes gardes… et j’observe ce qui se passe tout près… mais aussi, un peu plus loin.

Tu t’adresses directement à nous, lecteurs, en nous invitant à nous accorder à tes pas. Où nous emmènes-tu ainsi ?
Je serai tentée de dire : dans un univers différent. En fait, lorsque j’écris, je souhaite emmener mes lecteurs ailleurs pour leur permettre de s’évader de leur quotidien. Les faire voyager ou rêver aussi dans mes histoires. C’est important d’offrir à l’esprit l’opportunité de voyager.
Je ne sais pas si j’y parviens, mais chaque fois j’y mets tout mon cœur. Voir ailleurs, ce n’est pas seulement regarder s’il y fait meilleur ou moins bon que "chez nous". C’est constater qu’il y a mieux certes, mais aussi pire, et cela permet souvent de relativiser sur sa propre condition.
L’intérêt pour moi dans le quotidien que nous sommes amenés à traverser, c’est que même si nous ne sommes pas toujours heureux, l’important est de ne pas être malheureux. C’est cet état d’esprit que j’adopte, je ne peux pas dire que je sois heureuse mais dans tous les cas, je ne suis pas (plus) malheureuse. Ça aussi c’est un peu ma météo.
Il ne faut pas être nombriliste, notre époque ne nous le permet pas. Il suffit de regarder ce qui se passe dans le monde pour comprendre que le nombrilisme, l’égoïsme, l’individualisme n’apportent rien de bon et tuent la communication. Alors, si je peux faire rêver mes lecteurs, je n’en demande pas plus car c’est mon but premier.

Tu parles de l’amour comme source d’amertume, de colère, de déception. L’amour qui te « traîne sur son chemin dont la seule vision n’est qu’ombre ». Alors forcément on se demande si Marie Barrillon croit toujours en l’amour, « malgré tout » ?
Bien sûr que je crois toujours en l’amour. N’est-ce pas une des émotions vitales à la vie ? Je ne pourrais vivre sans aimer, quelque soit la forme de ce sentiment ; amoureux, amical, filial…
L’amour se présente toujours lorsqu’on ne l’attend pas. Ne plus y croire serait ne plus savoir regarder en face l’opportunité de le laisser nous combler et par conséquent lui imposer des barrières.
A mon sens, il est une des composantes essentielles à la vie. L’une ne peut aller sans l’autre. Beaucoup de gens malheureux sont des personnes qui manquent d’amour.
Si tout le monde y croyait encore avec force, la face du monde serait bien différente. Mais, ce n’est là que mon avis !

Tu définis l'écriture comme un « remède aux maux du cœur » dans lequel tu trouves ou retrouves le calme et la sérénité dont la vie parfois te prive. As-tu toujours eu ce rapport à l’écriture ? Comment est né ce lien si particulier qui te lie aux mots ?
Ce rapport à l’écriture m’est apparu alors que je n’étais encore qu’une adolescente. En recherche d’identité, comme on l’est souvent à cette période cruciale de la vie, et dans un monde qui me semblait si différent de ma propre personnalité, je ne me trouvais nulle part. A cela s’est ajouté le divorce de mes parents qui m’a un peu plus ébranlée. Je me suis réfugiée dans un premier temps dans la lecture. Je me retranchais sur moi-même et dans les pages des livres. Je trouvais là, matière à voyager dans "d’autres vies".
C’est mon père qui, involontairement, m’a incitée à l’écriture. Devant tant de lectures, il souhaitait que je fasse un résumé des livres que je lisais pour voir si j’en avais saisi tout le sens. De fil en aiguille, j’ai cherché autre chose. J’ai donc commencé à écrire de manière plus personnelle. Au début, ce n’était que des mini histoires, puis c’est devenu non seulement une passion, mais aussi cet exutoire qui me permettait de m’échapper, de m’évader, de respirer… et par conséquent, de me retrouver.
Ça ne m’a plus jamais quittée. A présent, vivre sans écrire me serait impossible, ce serait comme s’il me manquait quelque chose d’essentiel, de vital… comme l’oxygène.

Ne penses-tu pas que l’écriture peut, parfois, avoir l’effet inverse ? C’est-à dire, là où nous croyons évacuer la douleur qui nous fige, ne faisons-nous pas finalement que nous y enliser un peu plus, lui donner davantage de consistance pour mieux nous y perdre ?
Je ne pense pas ou en tout cas, pas en ce qui me concerne. Il est vrai que chaque personne a ses propres réactions y compris intérieures, donc je ne dirais pas que ça n’arrive pas, c’est juste que ce n’est pas mon cas.
Lorsque certains vont voir un psy pour les aider dans des moments difficiles, moi je prends mon stylo. C’est lui mon psy ; mon stylothérapeute.
Par contre, là où je suis convaincue c’est que de tous temps, nombre d’auteurs, d’écrivains, voire même les plus grands, ont couramment écrit dans la souffrance et souvent là se trouvaient leurs plus beaux écrits.


As-tu des rituels d'écriture ? Des lieux ou des musiques dans lesquels tu puises ton inspiration ?
Je ne sais pas si on peut appeler cela des rituels, cependant j’ai effectivement quelques petites habitudes, comme le choix d’un stylo plutôt qu’un autre ainsi que la couleur, celui du cahier ou des feuillets. J’écris presque toujours sur papier avant de tout reporter sur mon ordinateur. J’ai besoin de ce contact.
Par contre, j’écris régulièrement dans le silence quand cela m’est possible. Toutefois, lorsqu’il y a trop de bruits environnants, j’opte pour des musiques calmes, mais sans paroles pour ne pas être déconcentrée par les voix. Les musiques de relaxation me conviennent bien comme "Pierre de lumière" ou "Les sources du temps" par exemple.
En ce qui concerne les lieux, j’y ai là aussi quelques habitudes. Les brasseries, les restaurants, dont un en particulier. Je sais, c’est assez paradoxal pour quelqu’un qui aime écrire dans le silence, mais parfois j’aime aussi sentir la vie autour de moi. J’aime également écrire chez moi, bien sûr.
Par contre, ce qui est essentiel c’est que je ne m’impose jamais d’horaires, partant du principe que l’on ne peut pas donner rendez-vous à l’imagination. C’est elle qui décide et quand elle est là, c’est elle qui dirige.
Ton roman Camille, regarde devant toi ! paraît ce mois-ci chez Praelego Editions. Peux-tu nous dire quelques mots sur ce livre ?
Alors juste quelques mots (sourire), parce qu’il faut tout de même garder la surprise pour les lecteurs. "Camille, regarde devant toi !" est une histoire tout droit sortie de mon imaginaire, mais qui pourrait arriver à chacun d’entre nous. Elle est triste au début, mais belle à la fin. C’est en fait dans ce cheminement que je souhaite l’évolution de mes romans. Dans tous les cas, la fin doit toujours être belle. C’est ce que je m’impose pour que les lecteurs aient la sensation de terminer sur une belle note, et ce n’est pas de trop dans le monde dans lequel nous vivons.
Quelques soient les malheurs que la vie nous inflige parfois, il y a presque toujours une issue positive au bout d’un chemin chaotique. La vie est parfois une bataille où il faut avoir l’envie pour la mener mais surtout pour la remporter, ce que "Camille…" n’a plus à un moment donné. Seule la force de l’amour tant amoureux que familial ou amical parviendra à lui redonner cette envie. Ce n’est cependant pas un roman d’amour !
La préface a été réalisée par Robert Aveillan, auteur également. Il a beaucoup aimé ce roman et les propos qu’il m’en a tenus m’ont beaucoup émue.

Tu as créé et dirige La Revue 100% Auteurs, une revue collective indépendante dont la vocation est de faire découvrir des auteurs. Comment est née cette initiative ?
A force de chroniquer des livres notamment d’auteurs peu ou pas connus, j’étais triste de constater que beaucoup d’entre eux n’avaient pas la visibilité qu’ils méritaient. L’idée de la revue est venue un peu sur un coup de tête.
Lorsque j’ai fait le premier numéro, c’était une version test. Je ne pensais vraiment pas que cela plairait. Ce numéro a pourtant obtenu 300 lectures le premier mois, rien que par le bouche à oreille, ce qui m’a confortée dans l’idée que je devais aller plus loin dans ce projet. De nombreux auteurs me contactent pour pouvoir bénéficier de cette visibilité. C’est un peu un cheval de bataille.
Je suis entourée au sein de la revue par des chroniqueurs comme Clément Chatain depuis le début ou Fanny Lebez depuis peu et dont j’aime beaucoup la plume. Ils sont bénévoles, tout comme moi, volontaires et constants. De vrais soutiens. J’adore travailler avec eux, et ce qu’il ne faut pas oublier c’est que ces personnes bénévoles n’agissent que parce que c’est la passion qui les anime, tout comme moi.
Tout ce que nous faisons ou mettons en place comme les partenariats avec La Fringale Littéraire (www.lafringalelitteraire.com) ou My Major Compagny Books (www.mymajorcompanybooks.com/) est toujours dans l’intérêt des auteurs que nous présentons et permet peut-être de leur ouvrir une petite porte sur le monde que les médias traditionnels ne leur accordent pas.

Quels sont les livres qui t'ont le plus marquée ? Tes derniers coups de cœur littéraires ?
Le tout premier que j’ai lu est certainement celui qui m’a le plus marquée. Je ne devais pas avoir plus de 13 ou 14 ans à l’époque et je m’en souviens encore. Il s’agit de "Un espoir infini" d’Odile Steller. C’est l’histoire d’un enfant atteint de Leucémie. Il m’a suivi durant toutes ces années et est toujours dans ma bibliothèque.
Sinon, beaucoup de livres m’ont marquée depuis. Et aujourd’hui encore, j’en trouve parfois d’excellents, il suffit juste de les découvrir, et encore une fois, pas forcément chez les auteurs connus et reconnus. Personnellement, je m’intéresse principalement à ceux que l’on ignore trop souvent, il n’y a qu’à voir mes chroniques d’ailleurs pour le comprendre.

As-tu d'autres projets à l’heure actuelle ?
D’autres projets, oui, bien sûr. Insatiable, j’ai toujours des projets en cours et rarement un seul.
Je viens d’achever le roman suivant. Et je suis sur l’écriture de deux autres. J’ai également terminé mon second recueil de poésies, très différent du premier, et pour lequel je suis à la recherche d’un éditeur lorsque j’ai un peu de temps à y consacrer. Ce qui est rarement le cas. Souvent le temps me manque cruellement pour faire tout ce que je souhaite réaliser. Si les journées pouvaient contenir 48 heures à elles-seules, ça m’arrangerait. Comme je le dis souvent : "Mes jours manquent d’heures, pour en faire plus". Au fil du temps et de mes activités, c’est vraiment devenu ma devise.
J’ai encore plein de projets à bâtir, j’espère juste avoir le temps de les accomplir.

Retrouvez cette interview dans le BSC News Magazine de janvier 2012.

Chronique  du livre de Marie Barrillon 'Leçons de vie' à découvrir ICI.

9 janv. 2012

Pour vous souhaiter une belle année

2011, c’est ici que l’on se quitte.
Si ta mission était de faire pire que 2010, on peut dire que tu y a mis tout ton cœur ! Aussi ne m'en veux pas si je ne te retiens pas..
Tu as semé la pagaille un peu partout autour de moi, la mort aussi ; tu as écorché  des cœurs, brisé des rêves, tu as fait couler tellement de larmes sur mes joues que j'ai failli m'y noyer. Je t'ai trouvé sans pitié 2011.
Heureusement, 2010 m'avait bien préparée, j'ai surmonté toutes tes tempêtes armée de mes espoirs. Parce qu'il n'y a parfois plus que ça pour nous maintenir en vie.

Pourtant, c’est avec le sourire et la tête haute que je te regarde t’effacer, t'évaporer sous le douzième coup de minuit qui te condamne irrémédiablement.
Car c'est avec toi, 2011, que j'ai trouvé le bonheur. Avec toi que je l'ai perdu aussi.. Je m'y suis accrochée de toutes mes forces pourtant, mais les forces ont fini par me manquer et je me suis retrouvée à terre, piétinée par le bonheur.

Mais n'est-ce pas une bonne nouvelle au fond ? Si l'on se sent triste un instant, n'est-ce pas le signe que nous avons un temps connu la joie ? N'oublions pas le meilleur, sous prétexte qu'il est parfois suivi du pire..
Nul doute que je n’ai jamais autant ri et espéré qu’en 2011. Que de merveilleux souvenirs... Des instants à jamais gravés dans ma mémoire, des moments qui ont – le temps d’un rêve – transformé mon existence en un jeu, une fête, un paradis. Jetez un œil par-dessus votre épaule, vous voyez de quoi je parle, n'est-ce pas ? Ces moments, qui ont sans doute aussi parsemé vos vies, ce sont eux qu'il faut garder au creux du cœur, leur souvenir vous aidera à tenir debout lorsque le ciel sera gris et que le courage vous manquera. Parce qu'il manque parfois..

2011, malgré ta dureté, je dois te rendre hommage. Pour ce bonheur touché du doigt, oui, mais aussi et surtout pour m'avoir permis de me trouver. Me retrouver plutôt. Où ? Dans le regard d’un autre. Une âme sœur qui m’a rendu mon sourire, mes rêves, les étincelles dans mes yeux aussi.. puis a voulu me les reprendre, parce qu'il est parfois plus simple de renoncer que d'oser. Mais donner c’est donner, non ? Alors, les yeux humides et l'âme en peine, j'ai laissé s'envoler cet ange qui n'a pas su veiller sur moi. Mais je garde mon sourire, mes rêves, les étincelles dans mes yeux, son souvenir, et ce goût de bonheur au fond du cœur.. comme un cadeau empoisonné..

Ne pas regretter surtout. Car peu importe l'endroit où l'on arrive, malgré les peines, l'amertume et les déceptions qui nous guettent, le voyage en vaut toujours la peine si c'est le cœur qui nous guide. C'est dans le voyage que se trouve la beauté. Mon cœur est couvert de cicatrices, mais il bat toujours et toujours aussi fort. Le votre aussi c'est certain. Arrêtez-vous quelques instants et écoutez-le, il a tant de choses à vous dire..

2011, encore une chose avant de te quitter. Je te dois de très belles rencontres. De celles qui réchauffent le cœur et redonnent foi en l'être humain. Inattendues, inespérées, improbables. Ces "rendez-vous", j'en suis certaine, ne doivent rien au hasard. J'ai aussi découvert qu’une belle et solide amitié pouvait naître dix années après une rencontre.. La vie n'est-elle pas magique ?
Je me suis rapprochée des êtres qui me sont le plus cher. Ma famille, mes Amis. Avec un grand A oui, comme un toit au-dessus de ma tête pour me protéger des intempéries. Leur présence, leur écoute, leur amour et leur soutien m’ont probablement sauvé la vie. En ont-ils seulement conscience ? Je ne les remercierai jamais assez, je les porte en moi, à chaque instant. Ils sont ma force. Je les Aime. Avec un grand A aussi.

Ne remettez jamais l'amour ni le bonheur au lendemain car nous ne sommes jamais sûrs que demain viendra. Le bonheur, l’amour, la joie, le partage : c’est maintenant. Ou peut-être jamais. Remettre le bonheur au lendemain, c’est y renoncer, c'est laisser la mort l'emporter. Ne renoncez pas. Surtout pas. Aimez, vivez, ouvrez votre cœur, envolez-vous ! Faites le maintenant, tant qu’il est encore temps ! Ne soyez pas l'obstacle à votre propre bonheur. Peignez votre monde de la couleur dont vous voudriez qu’il soit. Abusez des teintes les plus colorées, les plus chaudes, mais n'ayez pas peur des nuances un peu plus froides et sombres, elles donnent à nos vies un peu plus de saveur.
Mettez-y aussi la joie, la beauté, la douceur, la poésie qu’il y manque.

Ne vous laissez pas en arriver aux "Si j'avais su", car nous savons ! Nous savons que la vie ne dure qu'un instant ! Nous savons que chaque aurevoir peut être un adieu ! que nos peurs sont souvent démesurées par rapport à la difficulté réelle des choses ! qu'il n'y a qu'en essayant que l'on peut réussir ! que seuls les choix du cœur nous épargnent les regrets... Alors saisissons chaque occasion de sourire, de rire, chaque opportunité d'aimer.

2011 je te laisse, et je te dis merci. Tu m’as toi aussi prouvé que j’étais vivante, comme 2010 l’avait déjà si bien fait avant toi.

2012 je te souhaite la bienvenue, et sache avant toute chose, qu'ici et maintenant, c'est moi qui commande !

Que cette année apporte à chacun de vous et à ceux qui vous sont chers, de la douceur, de la sérénité, et des rêves à la pelle. Qu'elle soit enrobée de joie, d'amour, et dessine sur vos lèvres des sourires à l'infini..

"Le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre." Victor Hugo

Mélina

2 mars 2011

Poème, "A contre-courant"


Si tu m’entends sans m’écouter
Si ma souffrance t’est étrangère
Nous voilà tous deux prisonniers
De ce silence au goût d’enfer

Pas si facile d’oser s’aimer
Alors de malaises en conflits
On en vient à se détester
Intolérable tragédie

Que faire alors de nos désirs
Faut-il détourner le regard
Crois-tu que ça pourrait suffire
Pour effacer notre mémoire

Y a-t-il des larmes que tu retiens
Des pas que tu n’oses pas faire
Aimerais-tu me prendre la main
Et faire de nous deux ton repère

Nos souvenirs sont trop précieux
Et tellement chargés de bonheur
De cette ivresse qui rend heureux
Et repeint nos vies en couleurs

Je les revis à chaque instant
Pour te sentir moins loin de moi
Et m’échapper de ce présent
Où je perds pieds, où je me noie

Tout mon corps tremble et mon cœur pleure
En voyant tes yeux qui me fuient
Sans toi les minutes sont des heures
Sur l’horloge de mon agonie

Je me réfugie dans mes livres
Pour échapper à la douleur
Rêvant qu’un jour tu m’en délivres
Rêvant qu’un jour tu n’aies plus peur

Les sourires se sont effacés
Le vide a remplacé les rires
Le bonheur s’est juste absenté
Veux-tu lui dire de revenir ?

L’espoir me file entre les doigts
Et si je préfère être seule
C’est parce que je ne supporte pas
Qu’il manque cette pièce à mon puzzle

Mélina Hoffmann, mars 2011

21 janv. 2011

Pour vous souhaiter une belle année...

En ce début d’année, l’heure est aux bilans en tous genres ! Avant même d’embarquer pour une nouvelle destination inconnue, ne serait-il pas, pour chacun de nous, l’occasion de faire une petite analyse de cette année écoulée ? Un petit état des lieux de notre âme ?
Allez, retournez-vous quelques instants et demandez-vous : combien de journées passées à rire ? A pleurer ? A rêver ? Quel pourcentage de moments de bonheur ? De colère ? De peine ? De doute ? Combien de mots d’amour prononcés ? Combien d’autres qui n’ont pas franchi la barrière de vos lèvres ? Combien de maux aussi, imposés par la solitude du cœur ? Avez-vous trouvé le bonheur ? Ou l’avez-vous égaré en chemin alors que vous étiez sur le point de le toucher du doigt ?... Car oui, le bonheur est sauvage, insaisissable et tellement fragile qu’il s’enfuit dès qu’il entend le bruit de nos pas, s’évanouit dès qu’il se sent un peu trop présent, éclate telle une bulle de savon lorsqu’on tente de le capturer.
Mes propres pourcentages vous feraient peur, ou peut-être pas finalement. Peut-être vous y retrouveriez-vous. J’ai un secret à vous confier : je crois que 2010 s’est payé ma tête !
Ah ça oui, elles étaient belles ses promesses d’espoirs, de nouveaux départs, de bonheurs, de réponses à mes interrogations les plus profondes… Mais, que dire au terme de ces douze mois passés avec 2010…
Des bonheurs ? J’en ai eus, bien sûr, à la pelle même ! De ces instants qui rendent la vie infiniment plus belle, plus douce, plus précieuse. Mais toujours dans leur sillon ces moments de tristesse et d’effondrement qui font couler bien trop de ces perles salées le long de nos joues.
Des espoirs ? Évidemment, j’en ai nourris des tonnes ! De ceux qui font pétiller les yeux et apprécier l’orage en plein été! Mais tous déçus.
Mon cœur s’est perdu, cherché, trouvé puis finalement brisé. Quelques cicatrices de plus, mais toujours aucune ride. Mon cœur est un guerrier.
Alors il est grand temps de faire tes valises 2010 ! Sans regret. Et emmène avec toi ton manque d’empathie, ta dureté, et tes coups qui m’ont blessée jusqu’à presque me mettre à terre. Presque je dis bien. Car derrière toutes mes larmes se cachent bien trop de courage pour me laisser abattre, bien trop de sourires pour ne plus croire que la vie est belle, bien trop d’espoirs pour renoncer à tous ces soleils qu’abritent les nuages.
Ressort-on plus fort de toutes ces épreuves? Je ne crois pas non… Et j’ai bien peur de vous décevoir et de vous priver de votre plus cher alibi, mais on n’apprend pas de ses erreurs. Chaque situation est nouvelle, et chaque bonheur, déception, ou échec l’est donc aussi. Parce qu’à chaque instant de notre vie, nous sommes différents de ce que nous étions l’instant précédent, portés par le courant du temps qui passe et de nos expériences. Pour preuve, n’avez-vous jamais essayé de revivre un moment de bonheur passé ? Et n’avez-vous alors pas été déçu de constater que rien ne peut ramener un souvenir au présent ? Une fois passé, le bonheur est perdu, à jamais. Même les souvenirs que nous en avons ne sont pas à la hauteur.
Alors, soyons lucides quelques instants : non, nos blessures ne nous rendent pas plus forts. Bien au contraire, elles nous affaiblissent, on en ressort meurtris, et chaque nouvel échec nous fait toujours aussi mal. C’est ainsi.
Mais retenez surtout une chose : on en ressort en vie ! Et c’est surement là l’essentiel. Tant que nous souffrons, que nous luttons, que nous pleurons, c’est que nous sommes vivants et que nous pouvons encore aller conquérir de nouveaux bonheurs ! Aucun cadeau n’est finalement plus précieux que celui-là. Et puis, ces moments de profonde tristesse ne rendent-ils pas nos instants de bonheur encore plus beaux ? Plus intenses ? Si le malheur s’installe parfois dans nos vies, c’est simplement pour permettre au bonheur de se reposer un peu.
Alors, malgré tout, merci 2010 ! Car grâce à toi, je suis en vie ! Et que 2011 se tienne à carreau, car je compte bien partir à la conquête de mon bonheur, quels que soient les obstacles qu’elle tentera de mettre sur ma route ! Et vous ? En ferez-vous autant ?
A vous que j’aime - famille, amis, et autres trésors que la vie a déposés sur ma route - et à vous tous, qui vous attardez quelques instants sur ces lignes que 2010 m’a inspirées, je vous souhaite une belle et douce année. Que chaque journée soit remplie de rires, d’amour, de joie, de couleur et de poésie. Et si par malheur vous croisez une journée un peu sombre, souriez-lui, et vous verrez qu’elle s’illuminera.
Ne cessez jamais d’espérer. Car c’est dans l’espoir et dans les rêves qui l’accompagnent que se trouve le bonheur ; à la portée de chacun de nous.
Et surtout, surtout, ne cessez jamais d’aimer, quoi qu’il vous en coûte. Car la vraie richesse est celle du cœur.

« Chaque instant est bonheur à qui est capable de le voir comme tel. » Henry Miller

Mélina Hoffmann

12 sept. 2010

Ecrit personnel - Mes états d'âme


"Je passe le plus clair de mon temps à l'obscurcir parce que la lumière me gêne." Boris Vian


Je ne sais pas vivre sans drames. J’en suis arrivée à ce constat.
Au fond, je ne suis rien d’autre qu’une âme torturée, un esprit tourmenté, un cœur déchiré. Le bonheur me fait peur. Il m’angoisse. Une vie calme, paisible, sereine, sans vague… c’est ce que tout le monde appelle ‘le bonheur’. Moi, j’appelle cela ‘le vide’. Pessimiste moi ? Non. Juste torturée. Déjà dit.
La souffrance est mon essence, mon alibi. Elle me donne une consistance, une légitimité. Elle me rend vivante. Dans le bonheur je me perds ; dans le bonheur on m’oublie.
C’est notre regard qui donne leur couleur aux choses. Moi je préfère voir les choses en gris. Non par morosité ou manque d’optimisme, mais pour leur donner une richesse supplémentaire. Optimiste je le suis. Je l’ai déjà prouvé. La vie telle qu’elle se reflète dans mes yeux est belle, mais ce n’est pas pour ça que je la vois en rose. Et après tout, qu’est-ce que ça peut bien faire ? Rose, gris… Ce n’est qu’une affaire de goût, non ?
Et puis, mon gris à moi a des nuances. J’essaye de fuir le ton sur ton, trop plombant. Je préfère les dégradés.

Rassurez-vous, mon gris n’est pas triste. Il est doux, mélancolique. Comme la pluie.
La pluie… Tellement plus riche et bouleversante que le soleil ! Rarement la bienvenue pourtant… J’aime la voir s’imposer délicatement ou brutalement, finement ou lourdement, furtivement ou plus durablement. Quoi de plus apaisant et inspirant que de la regarder ; de l’écouter tomber et imprégner avec détermination notre décor ; de respirer les effluves qu’elle dégage, différente selon qu’elle vienne frapper la terre ou l’asphalte… Je ne me lasserai jamais de ce spectacle si poétique. La pluie donne vie à tous nos sens. On peut la voir, la toucher, la sentir, l’écouter… et la laisser envahir de poésie et de vague à l’âme notre être tout entier. Non, la pluie n’est pas triste. Pas plus que mon gris.

Le soleil, lui, se pose en silence, de préférence dans un ciel bleu uni et monotone. Il ne se mêle pas à nous, préférant nous regarder de haut, statique et silencieux.
Bien sûr j’aime la caresse pénétrante de ses rayons, la chaleur qu’il diffuse généreusement et qui réchauffe nos corps frissonnants d’un hiver encore trop présent… J’aime fermer les yeux, aveuglée par sa lumière qui me transperce, comme pour tenter de balayer mon gris de fond…
Mais le soleil, aussi plaisant soit-il, m’anesthésie. Il me prive de mes états d’âme les plus profonds, de mes sources d’inspiration les plus belles.

La pluie et moi sommes en accord. Une harmonie parfaite et délicieuse sur fond gris. Sans doute parce que, sur ma vie, il pleut averse...

Mélina Hoffmann

11 avr. 2010

Poème, 'Un coeur à la dérive'


Un cœur à la dérive


Ne pas pleurer, ne pas plier sous le poids de la déception
Faire taire ce cœur qui bat trop fort, redonner voix à la raison
Ne plus s'attacher à des mots, laisser s'échapper les sourires
Ne plus nourrir le moindre espoir, ne plus rêver d'un avenir

Aimer notre complicité, sans lui donner trop d'importance
Ne pas se dire que l'on s'attache, fermer les yeux sur l'évidence
Ne pas savoir ce que l'on veut, mais être tellement bien ensemble
Aimer le bonheur qu'on se donne, mais refuser qu'il nous rassemble

Apprivoiser la solitude, se sentir vide mais en secret
Avoir l'air fort, garder en soi les larmes qui voudraient couler
Oublier les mots qui condamnent, ceux qui donnaient envie d'y croire
Quand la mélancolie nous ronge, apprendre à perdre la mémoire

Oublier l'odeur d'un parfum qui faisait frissonner le corps
Se débarrasser des regrets, fermer notre cœur aux remords
Rester important l'un pour l'autre, mais sans se donner trop de place
S'aimer mais sans s'appartenir, jusqu'à ce que l'un de nous s'efface

Sourire au temps qui nous désarme, ne pas montrer que l'on a mal
Rire de bon cœur même si, au fond, notre bonheur est en cavale
Abandonner nos illusions, ne plus vouloir figer le temps
Se souvenir, quoi qu'il arrive, qu'après l'hiver vient le printemps

Fermer les yeux et oublier le manque d'une présence essentielle
Qui sait si bien nous rassurer, qui a fait repousser nos ailes
Oublier tous nos points communs, et les valeurs que l'on partage
Tremper ma plume dans mes larmes, écrire pour ne pas faire naufrage

Ne jamais cesser de rêver, faire de nos vies un arc-en-ciel
Au milieu du noir et du gris, mettre les couleurs les plus belles
Car le bonheur ne s'en va pas quand l'être aimé nous abandonne
Il ne fait que se déplacer, en espérant qu'on lui pardonne.

Mélina Hoffmann, 03/2010

31 déc. 2009

Pour vous souhaiter une belle année...


2009… Qu’en dire…
En pleurer plutôt qu’en rire. Une année bouleversante. Un séisme.

2009 m’a apporté son lot de doutes, de larmes, d’interrogations, de craintes, de déceptions, d’illusions déçues, de remises en questions…
Mais elle m’a aussi rendue une personne qui manquait cruellement à mon cœur ; a nourri ce même cœur des mots dont j’avais tant rêvé ; a noirci avec toute la poésie de mon âme les pages de mes écrits ; et puis, elle a fait naître de nouvelles amitiés, de celles que l’on veut regarder grandir et s’épanouir avec tendresse, que l’on veut préserver comme un trésor ; de celles que l’on n’osait plus espérer…

2009 m’aura compliqué la vie plus qu’aucune autre, mais elle aura au moins prouvé que je suis vivante ! Elle l’aura fait pour chacun de nous.
Pourvu que 2010 tire les leçons des erreurs de 2009. Pourvu que 2010 trouve les réponses aux interrogations de 2009. Pourvu qu’en 2010, chacun de vous trouve ses réponses, sa paix intérieure, son bonheur.

C'est en distribuant généreusement des sourires que l'on a le plus de chances d'en recevoir en retour. Alors, peut-être qu'il suffit de sourire à 2010 pour qu'elle nous sourit à son tour...! Ça ne coûte rien d'essayer !

« Il existe une loi de la vie humaine presque aussi certaine que la loi de la gravité. Pour vivre pleinement, nous devons apprendre à utiliser les choses et aimer les gens plutôt que d’aimer les choses et d’utiliser les gens. » John Powell

Je vous souhaite à tous une belle année et tout ce qu’il peut, pour vous, y avoir de meilleur !

18 nov. 2009

Quand le désir s'emmêle...

Pour son prochain numéro, le BSC News Magazine a choisi comme thème : le désir !
Pour l'occasion, je n'ai donc pu résister à l'envie de prendre ma plume pour digresser sur ce thème des plus riches et passionnants, qui m'a instantanément inspirée !


Quand le désir s'emmêle...


"Envie d'obtenir quelque chose".
C'est à ces quelques mots imprécis qu'est réduit le désir dans le dictionnaire... Bien triste destin dont on ne saurait se contenter !
Fragile, intense, furtif, inconstant, puissant, troublant, exaltant... Charnel, le désir est un peu tout cela à la fois. Mais tellement bien plus aussi !
Subtilement dissimulé derrière une parole, un geste, un sourire, un regard, un soupir, une impatience, une attention, un parfum, quelques notes de musique..., il parle aussi bien le langage de l'âme que celui du corps.

S'il caresse avec douceur les moindres recoins de notre être, il nous brûle parfois, tant son étreinte est forte.
Capricieux, il peut s'absenter quelques fois, pour se faire désirer (comble du désir)et mieux revenir nous envahir ensuite.
Altérable, il peut s'évanouir subitement, s'évaporer sous nos yeux impuissants, ne laissant aucune autre empreinte en nous que celle du souvenir de sa présence.
Incontrôlable d'autres fois, il chavire et fait de nous son otage, s'invitant là où on ne l'attendait pas, telle une vague - imprévisible - qui nous submerge.

Ainsi, le désir peut être plaisir (ce n'est pas pour rien que ces deux-là riment !), ou douleur. Sa présence peut tout rendre plus beau... ou tout compliquer. C'est selon. Céder à son appel, le laisser s'emparer de notre corps tout entier, s'abandonner à sa domination, aux frémissements qui parcourent chaque parcelle de notre peau devenue soudain si sensible ; ou le condamner au silence, refuser de devenir son complice, le réprimer, ou tout du moins tenter de se convaincre que l'on peut lutter contre...

Car le désir, si on lui interdit l'accès à notre corps, ne cessera de hanter notre esprit. C'est ainsi.
"On est esclave de ce dont on cherche à être le maître".

Et c'est dans la séduction que le désir cherche son épanouissement. Car la séduction n'est finalement rien d'autre que l'expression d'un désir, aussi infime soit-il.
On joue à se séduire pour s'enivrer de cette sensation, parce qu'au fond, quoi de plus délicieux ?! Quoi de plus beau que deux désirs qui se rencontrent et se mesurent l'un à l'autre, se cherchent ? Quoi de plus troublant et savoureux qu'un sourire à peine esquissé, échangé en silence ; un regard volé qui en dit tellement plus que l'on oserait dire avec des mots ; des mains qui se frôlent accidentellement mais trahissent une envie immédiate et furtive de se retenir ; des éclats de rire partagés dans un moment de complicité qui semble hors du temps ; deux parfums qui se mélangent pour n'en former plus qu'un, enivrant...

Le désir peut nous donner le vertige ou nous paralyser s'il se présente ailleurs que là où nous l'attendions, tel un clandestin interdit de résidence sur un territoire auquel il est étranger. Du désir peut alors naître la frustration, la culpabilité ou le manque. Là encore, quel triste destin...

Viennent alors les inévitables interrogations : est-ce bien raisonnable d'aller à l'encontre de mes désirs ? Ne devrais-je pas plutôt accueillir ce désir, lui dire qu'il est le bienvenu et être ainsi en accord avec moi-même ? Est-il préférable de fermer les yeux et de vivre dans l'illusion ?
Mais céder à son désir n'est-ce pas aussi le condamner ? L'essence même du désir ne réside-t-elle pas justement dans son insatisfaction ?

Une chose est sûre : le désir ne s'encombre d'aucune certitude ! Indomptable, il joue avec notre cœur, notre corps, nos nerfs parfois. Si agréable et insupportable sensation !

"Tout vrai regard est un désir" disait Alfred de Musset. Alors, peut-être nous suffirait-il simplement d'ouvrir les yeux...

Mélina Hoffmann

3 juil. 2009

Poème, 'A qui le tour'

Vous avez désigné, en majorité, ce poème comme votre préféré et j'en suis très fière ! Je le poste donc une nouvelle fois puisqu'il s'est perdu dans les dédales de son blog ! N'oubliez d'ailleurs pas que pour voir s'afficher tous mes poèmes  et autres écrits (du moins, ceux que j'ai publiés!) à la suite, il vous suffit de cliquer sur l'onglet "Écrits personnels" au bas de ce message. 
Et n'hésitez pas à laisser vos impressions.

On peut la rencontrer partout
Notre âge lui importe peu
Elle vient souvent sans rendez-vous
Pas même le temps pour les Adieux

Elle met un terme à nos projets
Repeint en noir notre horizon
Fait du présent un imparfait
Sans futur et sans condition

Plus belle quand elle est naturelle
Et si cruelle lorsqu'elle nous frôle
Brutale mais toujours éternelle
Elle ne joue que les premiers rôles

Elle nous délivre où nous fait peur
On la trouve où on se la donne
On n’en parle pas, par pudeur
Et on ne la souhaite à personne

Dans son habit noir elle nous guette
Certains prient pour l'apprivoiser
Mais jamais on ne la regrette
Où elle n'a pas encore frappé

Et lorsque le temps la défie
Que le destin lui joue des tours
La partie n’est jamais finie
Elle reste dans les alentours

Elle nous prive des êtres qu'on aime
Pour nous rassembler un matin
Autour de quelques chrysanthèmes
Sous un soleil qui s'est éteint

Elle est souffrance et cruauté
Peut rendre l'été si glacial
Sans jamais l'ombre d'un regret
Ponctue nos vies d'un point final

On sait qu'on ne pourra rien faire
Pourtant on redoute le jour
Ou disparaîtra la lumière
En attendant, à qui le tour?

Mélina Hoffmann