De moi, vous dire..

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Paris, France
Ma vie, c'est du bonheur à ne plus savoir qu'Enfer. Journaliste littéraire et culturelle pour le BSC News Magazine, je suis une passionnée, amoureuse de la vie et boulimique de mots. Ceux que je dévore à travers mes très nombreuses lectures, et ceux qui se dessinent et prennent vie sous ma plume. Je travaille actuellement à l'écriture d'un roman, d'un recueil de poèmes ainsi que d'un recueil de tweets. A mes heures perdues, s'il en est, j'écris des chansons que j'accompagne au piano. Mon but dans la vie ? Réaliser mes rêves. Work in progress... LES TEXTES ET POÈMES PRÉSENTS SUR CE BLOG SONT PROTÉGÉS PAR LE CODE DE LA PROPRIÉTÉ INTELLECTUELLE (COPYRIGHT).

7 juin 2012

Chronique 'Naissance de Mirella', Claude Cavallero



« Il y a des nuits où les songeries de l'endormissement se prolongent en un long point d'orgue tourné vers l'infini. Et à la faveur de cette dérive s'éveillent en nous de nouveaux rivages... »
Enseignant-chercheur de Littérature à l'Université de Savoie, Claude Cavallero signe ici un recueil enchanteur de sept nouvelles qui, à mi-chemin entre le rêve et le souvenir, nous transportent dans le monde de l'enfance et à l'adolescence.
Il y a cette petite fille qui découvre un beau jour que ses parents l'ont en réalité adoptée et qui doit alors réapprivoiser sa vie ; il y a Elsa, la petite fille solitaire du phare de l'île devenue maîtresse d'école ; il y a Fanette, arrachée à ses parents arrêtés par les allemands, qui apprivoise sa solitude sans jamais céder au désespoir ; il y a encore Mirella, qui vit dans son propre monde teinté de mélancolie, insaisissable...
La plume de Claude Cavallero est juste, délicate et nuancée. Elle peint avec poésie et magie des décors où la nature, ses éléments et ses saisons, sont sans cesse célébrés, comme dans cette nouvelle où la neige vient recouvrir de sa blancheur un village où elle était attendue et espérée depuis longtemps, redessinant par petites touches les courbes du village, dévoilant lentement un autre monde teinté de féérie.
La nature apparaît tel un personnage à part entière de ces nouvelles tant elle leur donne leur tonalité, leurs nuances.
« Ainsi depuis quelques jours, la flamme douce et dorée de l'automne s'était éteinte au profit d'une horde d'épais nuages dont les contours, d'abord distincts, s'étaient ensuite effilochés. Le ciel était devenu une bâche grise uniforme de laquelle filtraient seulement, çà et là, les bribes d'une lumière mélancolique. Personne n'en parla d'abord. Dans les jardins, les dernières feuilles accrochées aux branches avaient viré à la lie de vin avant de lâcher prise sous le poids de l'humidité. »
Un recueil de nouvelles, comme une parenthèse de douceur, où l'instant présent est délicatement capturé, puis s'évapore sous notre regard émerveillé.
Mélina Hoffmann
Chronique publiée dans le BSC News Magazine de Mai 2012.

26 mai 2012

Chronique 'Les aimants', Jean-Marc Parisis



« Ces vingt ans qui prenaient trois secondes pour les dire et filaient en points de suspension, c'était finalement le bon rythme, la bonne ponctuation. Nos premiers mots prononcés à la Sorbonne n'en finissaient pas. Ava et moi: une phrase ininterrompue qui charriait gens, livres, voyages, aventures...Tous ces moments passés ensemble palpitaient encore dans l'onde de nos voix, de nos rires, à la terrasse des cafés, dans les rues, au bout du fil au milieu de la nuit. Nous aurons tout partagé, sauf des souvenirs. »

Ils ont vingt ans lorsqu'ils se rencontrent à la Sorbonne au début des années 80, et succombent aux forces de leur attraction. Lui, le narrateur, et elle, Ava. Bien plus qu'une simple femme, Ava est un idéal, un fantasme auquel l'auteur rend hommage tout au long de ce court roman autobiographique. Elle est à la fois le jour et la nuit, le ciel et la terre, la grâce, la vie, éblouissante et mystérieuse.
Entre amitié et amour, une harmonie parfaite unit ces deux êtres qui s'appartiennent sans se retenir, s'égarent sans se perdre, s'aiment sans se le dire, vingt années durant, sans que le temps n'use ce lien qui toujours les ramène l'un vers l'autre. Ils se perdent amants, se retrouvent amis, vont et viennent ainsi, de l'un à l'autre, pris et épris dans un tourbillon de liberté.
Unis dans leurs solitudes, solitaires dans leur union, leur relation ne respecte aucun principe, aucune norme. Loin de la jalousie, des doutes et des reproches, ils vivent un amour simple et sans crainte, insouciant, un amour qui ne se définit même pas. « Nous nous aimions sans peur et sans reproche, sans éprouver le besoin de nous le dire. On se foutait la paix avec l'amour. Je me demande même si l'on savait qu'on s'aimait. »
Mais à force de jouer avec le temps, le destin s'en mêle et la mort vient brutalement séparer les deux âmes sœurs. Face à l'absence, la force de l'amour se révèle douloureusement. Parce qu'ils savaient leur amour éternel ils en avaient oublié que la vie était courte...
« Aujourd'hui le ciel est vide. J'aurais aimé raconter une histoire, mais c'est tout ce qu'il m'en reste, et je n'en reviens pas .»
A travers une prose délicate et magnifiquement juste, Jean-Marc Parisis se raccroche à celle qui était son absolu et nous livre une confession brève mais puissante, au goût de désespoir et au parfum d'éternité. Ses mots, d'une beauté humble et saisissante, nous portent sans aller au-delà de l'essentiel.
Un livre magnétique sur un amour comme il en est parfois, de ceux qui s'ancrent au plus profond de l'être, qui réécrivent le temps, impossibles à éteindre, bien supérieurs à la mort.
Mélina Hoffmann
Chronique publiée dans le BSC News Magazine de Mai 2012.

15 mai 2012

Chronique 'Prête-moi ton homme', Emily Giffin


« La pensée de Darcy m'effleure fugitivement l'esprit, mais elle est aussitôt refoulée dans les tréfonds de mon cerveau par une force plus puissante que notre amitié et ma conscience. Dex s'allonge sur moi. Je ferme les yeux, les rouvre, puis les referme, et voilà comment, par une de ces bizarreries dont la vie a le secret, je me retrouve à faire éperdument l'amour avec le fiancé de ma meilleure amie. »
A la veille de ses trente ans, Rachel fait le point sur sa vie. Avoir un travail qui lui plaît et un homme qu'elle aime, voilà les seules choses dont elle rêve. Rien d'extravagant à priori. Des rêves dont elle est encore bien loin pourtant... Son métier d'avocate dans un grand cabinet new-yorkais, elle le déteste ; quant à sa vie sentimentale : un désert à perte de vue.
Heureusement que Rachel a de nombreux amis avec lesquels elle peut régulièrement tromper sa solitude, et surtout, heureusement qu'elle a Darcy, sa meilleure amie depuis toujours ! Elle en aurait, pourtant, des raisons de la détester cette amie égocentrique et un brin peste, qui a toujours été la plus jolie, la plus chanceuse, la plus brillante, la plus "tout" en fait !, et qui a surtout toujours pris un malin plaisir à le lui rappeler ! Aujourd'hui encore, Darcy a un travail prestigieux et un fiancé - Dex - avec lequel elle forme un magnifique couple.
C'est d'ailleurs Rachel qui sera sa demoiselle d'honneur au mariage qui se profile. Un rôle dont elle se réjouissait… jusqu'à ce qu'elle ne commette l'impensable, l'irréparable : coucher avec Dex ! Mais le pire peut encore être évité, après tout il ne s'agissait que d'une bêtise après une soirée trop arrosée... Il suffirait d'oublier ce faux-pas et de faire comme si rien ne s'était jamais passé, comme si le fiancé de sa meilleure amie ne l'avait jamais attirée. Ils pourraient en parler et décider d'un commun accord d’oublier ce qui s'est passé ! A moins qu'un nouveau baiser ardemment souhaité ne vienne définitivement balayer l'hypothèse du faux-pas et tout bouleverser...
« Comment pourrais-je tourner le dos à une expérience que je n'ai encore jamais faite et que j'attends depuis toujours ? Personne avant Dex ne m'avait bouleversée à ce point. Et si le miracle ne se reproduisait jamais plus ? Et si c'était lui l'homme de ma vie ? »
Voilà un roman à l’eau de rose comme on les aime (à condition de les aimer évidemment !). Le scénario n’est certes pas original - une relation triangulaire entre deux meilleures amies et le fiancé de l’une d’elle, impliquant l’éternel dilemme entre préserver une amitié ou ouvrir la porte à un nouvel amour - mais Emily Griffin sait allier passion, trahison, humour et légèreté pour que la recette prenne.
Rachel choisira-t-elle de préserver son amitié avec sa meilleure amie ? Dex finira-t-il par annuler son mariage ? Darcy découvrira-t-elle la trahison de son fiancé ? Et si cette relation permettait à Rachel de voir son ami sous un nouveau jour ?
Difficile de lâcher ce livre avant d’avoir les réponses à ces questions ! Et malgré un dénouement légèrement tiré par les cheveux il faut le reconnaître, on passe un bon moment, et ça tombe bien, c’est exactement ce qu’on cherchait !
Mélina Hoffmann
Chronique publiée dans le BSC News Magazine d'avril 2012.

2 mai 2012

Chronique 'Si peu d'endroits confortables', Fanny Salmeron




« Je ne sais pas si deux solitudes s'annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand. J'espère que non. »

Il y a Hannah, la fille aux yeux verts qui promène son chagrin dans les rues de Paris. Sur les murs et les bancs de la capitale, elle grave inlassablement cette inscription : « Il y a si peu d’endroits confortables ». Parce que les yeux de celle qu’elle aimait étaient le seul endroit où elle se sentait bien. Des yeux qui se sont détournés d’elle. Un cœur laissé à l’abandon. « Pendant que je me consume, Paris se remplit du manque de toi. »
Et puis il y a Joss, le garçon aux cheveux bleus, venu à Paris pour peindre et oublier son passé. « Je suis venu chercher l'oubli, j'ai trouvé de la pluie. (...) La vérité c'est qu'on est imperméable à que dalle. Surtout pas au manque. »
Leurs voix s’entremêlent avant que leurs solitudes ne se croisent et s’unissent pour tenter de se réchauffer le cœur et de faire cesser cette pluie qui les recouvre. Tandis qu’Hanna fait découvrir à Joss toute la magie de Paris à travers son regard, le jeune homme tente de redonner à Hanna le sourire et l’espoir. Il pensait y être arrivé… Nous l’espérions aussi. Mais la réalité, parfois, parvient à engloutir les plus beaux rêves…
Ce livre se classe sans l’ombre d’un doute dans le top 3 de mes coups de cœur ! Une claque en pleine figure ! Un coup de poing dans le ventre ! Plusieurs semaines après l’avoir lu – que dis-je, dévoré ! -, il me hante encore, surtout les jours de pluie. L’atmosphère dans laquelle nous plonge Fanny Salmeron est délicieusement inconfortable, faite de tristesse, de souffrance, de manques, de solitude, d’errance, le tout sur un fond gris sale, sous un triste ciel d’hiver. Ce qui trouble, ce qui frappe, ce qui dérange à coup sûr, c’est sans doute le réalisme excessif de l’histoire, l’absence totale de féérie, la brutalité des émotions.
Difficile de ne pas tomber amoureux de la plume magique de Fanny Salmeron qui signe là un premier roman très prometteur. L’écriture haletante, oppressante parfois, nous prend aux tripes et c’est dans une sorte d’état second que l’on achève la lecture, presque essoufflé.
Une lecture à éviter toutefois à la sortie d’une déception amoureuse douloureuse !
Mélina Hoffmann
 Chronique publiée dans le BSC News Magazine d'Avril 2012.

23 avr. 2012

Chronique 'J'arrête de râler', Christine Lewicki



« A force de relever problèmes, oublis, défaillances, imperfections et autres défauts, à leur donner l'importance qu'ils n'ont pas, on leur offre l'occasion d'envahir nos existences. Et c'est la vie elle-même qui s'embrume alors du parfum de la déception et revêt la teinte morose de l'insatisfaction. Finalement, on ne devrait pousser qu'un seul râle dans la vie : le dernier. » Laurent Gounelle
Le train (encore !) en retard, le mauvais temps, le réveil qui sonne toujours trop tôt, le collègue grincheux, le coup de téléphone manqué, la queue à la caisse du supermarché, le voisin trop bruyant, l’ascenseur en panne, le week-end déjà fini, le téléphone qui ne capte pas, les embouteillages, les prix qui n’en finissent pas d’augmenter… Le nombre de raisons de râler est infini ! On peste contre tout et rien, on ronchonne pour un oui ou pour un non, on critique à tout va – pour se valoriser ou se soulager de ses propres imperfections, pour évacuer ses frustrations… En moyenne, il semblerait que nous râlions entre 20 et 70 fois par jour ! Et c’est ainsi que, sans même nous en rendre compte, nous polluons nos vies et celles de notre entourage, semant nous-mêmes les obstacles à notre propre bien-être. « Quand vous râlez, vous plantez des graines de frustration, de négativité, de jugement, de victimisation... Vous ne pouvez donc pas vous attendre à récolter dans votre vie de la sérénité, du bonheur, du respect, des réussites. »
Alors, si nous arrêtions ? Si nous essayions de ne plus râler pendant 30 jours ?! Facile vous dites ? Essayez ne serait-ce que quelques heures pour commencer, et vous mesurerez rapidement la difficulté de la tâche !
C’est en tout cas le défi que s’est lancée – et qu’a réussi ! - Christine Lewicki ! Dans cet ouvrage formidablement riche en citations et réflexions censées et positives sur le bonheur et le bien-être, elle nous présente une méthode en quatre phases pour arrêter de râler en 21 jours !
Elle nous invite à changer le regard que nous portons sur le monde qui nous entoure, à relever les choses positives, toutes celles qui se passent bien, au lieu de gaspiller notre énergie à nous plaindre de ce qui ne va pas. Au fil de la lecture et des exercices que nous propose l'auteur, nous prenons conscience de toutes ces râleries intempestives qui impactent nos actions et notre qualité de vie.
En effet, râler est bien souvent un prétexte pour ne pas agir, parce qu’il est plus facile de se poser en victime passive et de se plaindre plutôt que de prendre sa vie en main et se donner les moyens de changer ce qui ne nous convient pas, de devenir la personne que nous voulons être.
« A tout moment on a le choix de vivre sa vie comme on le souhaite, quoi qu'il arrive. Douleurs, échecs, galères, difficultés... On peut choisir de se considérer comme une victime impuissante ou être acteur de son bonheur. On peut choisir d'être accablé, ou de se prendre en main et savourer, célébrer ce que la vie nous donne. »
Un livre à mettre entre toutes les mains, qui apporte une réelle prise de conscience et peut véritablement changer la vie !! Petit à petit une sonnette d'alarme semble retentir dans notre tête à chaque râlerie dont nous sommes l'auteur ou le témoin, et on se met à râler de moins en moins ! Autre effet secondaire auquel vous échapperez difficilement : une fois lu, vous vous mettrez à offrir frénétiquement ce livre à tous vos proches et amis ! Et nul doute qu'ils vous en remercieront !
Mélina Hoffmann

 Chronique publiée dans le BSC News Magazine d'Avril 2012.

12 avr. 2012

Chronique 'Deux fois par semaine', Christine Orban




« - Asseyez-vous, dit-il.
Tout tourne autour de moi.
J'ai vingt ans.
Cent ans, parfois.
Une vie commencée par la fin.
Je suis jeune, mais qu'est-ce que la jeunesse quand on a perdu l'insouciance ? »

Mariée depuis peu, une jeune femme de 20 ans se trouve confrontée à la maladie de celui qu’elle aime et qu’elle est sur le point de perdre. Étouffée par une souffrance qu’elle ne sait pas dire, démunie face au drame qui se profile et la prive de toute capacité à ressentir la moindre émotion, elle décide, sur les conseils de son médecin, d’entamer une psychanalyse.  
C’est ainsi que, semaine après semaine, de lundis en jeudis, nous la suivons dans ce cabinet où se tisse peu à peu une relation ténue, presque muette mais néanmoins primordiale, entre elle et son psy. Une psychanalyse dont elle n’espère pourtant rien. « Si je vous parle et que vous parveniez à me guérir, ce sera pour vivre quoi ? »
Car que peut-on attendre de la vie lorsqu’elle nous a dépossédés de nos rêves et de ce qui nous est le plus cher alors même que nous y faisions nos premiers pas ? Qu’a-t-on à espérer d’une vie qui, au lieu de se laisser vivre, nous confronte à la mort de la manière la plus inadmissible qui soit ? A quoi bon ?
Des questions qui hanteront silencieusement chacun de ces entretiens au cours desquels elle tentera, avec pudeur et simplicité, de mettre des mots sur cette « anesthésie du cœur », ce mal-être insoutenable qui la ronge de l’intérieur et la pousse à trouver refuge sur ce divan, deux fois par semaine, face à un psy impénétrable qui n’a à lui offrir que des acquiescements, des raclements de gorge et quelques « hum » de temps à autre. Ersatz de communication auxquels elle s’accroche comme à une bouée de sauvetage, qu’elle tente d’interpréter, tout comme ses silences. Des silences qui la renvoient finalement à elle-même, là où se trouvent les réponses à ses interrogations, les ressources qui lui manquent.
« J'ai loué un espace de temps ; trois quart d'heures, deux fois par semaine. L'espace m'est réservé : reste trente minutes. Une demi-heure peut contenir l'histoire, les douleurs et les secrets d'une existence. Il suffirait de quelques mots, quelques minutes, pour s'alléger d'un fardeau. (...) Pour combattre, nous n'avons pas d'autres outils que les mots. Il n'y a ici ni affection ni compassion. Pas de bras dans lesquels se réfugier, aucune épaule sur laquelle poser sa tête. »
Et c’est par ce lien fragile et dénué de tout sentiment affectif qui se crée qu’elle s’extrait doucement, presque imperceptiblement, de la prison de solitude dans laquelle elle s’était enfermée, reprenant lentement contact avec elle-même et réapprenant la relation à l’autre, si essentielle.
Dans ce roman autobiographique, Christine Orban nous décrit avec précision et simplicité ce qu’est le début d’une analyse, la façon dont se construit et s’articule la relation entre le psy et son patient, l’observation mutuelle à laquelle ils se livrent au cours des séances, la difficile confrontation avec soi-même et le pouvoir des mots face à l’insoutenable.
Un livre tout en pudeur dans lequel les émotions se devinent plus qu’elles ne sont exprimées, nous frôlant sans jamais nous pénétrer. Un ouvrage sensible et intimiste.
Mélina Hoffmann

 Chronique publiée dans le BSC News Magazine de Mars 2012.